Les plombs

Article paru dans le Pêcheur Belge de Mars 2001, rédigé par notre Président A. Doumont.

Toujours d'actualité !

 

La plombée… A Ne pas négliger !

 

 

            Pour beaucoup, la période hivernale est l’occasion d’entretenir son matériel mais avec le printemps, la nouvelle saison de pêche arrive à grands pas et il ne faut plus tarder pour monter des lignes.

            Un choix est évidemment nécessaire en fonction des poissons recherchés et des eaux fréquentées car il est évident qu’un pêcheur hennuyer pratiquant son sport favori sur les bords du canal Ath-Blaton ne montera pas les mêmes lignes qu’un pêcheur liégeois habitué aux bords de Meuse.

            Les diamètres du nylon, les poids de flotteurs, les longueurs de bas de ligne et les tailles d’hameçons seront spécifiques à chaque situation.

            Toutefois, la plombée est un aspect de la ligne qui est commun à tous les pêcheurs au coup et qu’on utilise l’olivette ou les plombs sphériques, il est des règles à respecter ou des petits trucs à savoir qui vont vous permettre de monter des lignes dignes des meilleurs pêcheurs de compétition.

            Mon propos aujourd’hui concernera la meilleure manière de fixer la plombée.

 

L’olivette

            Je vois encore trop souvent au bord de l’eau, des pêcheurs qui après chaque prise, descendent la ou les cendrées pincées au-dessus de l’olivette et qui perdent ainsi beaucoup de temps sans parler des dommages causés au nylon par ces allées et venues incessantes.

            J’ai même vu un pêcheur (il se reconnaîtra !) faire un nœud dans sa ligne pour empêcher cette remontée systématique ! Très mauvaise solution !

            Pour ma part et depuis bien longtemps maintenant, j’utilise le poil naturel de brosse. Mais pourquoi ne font-ils pas la même chose ? Et bien, après leur avoir posé la question, certains m’ont dit ne pas connaître ce petit truc et d’autres l’ont essayé mais sans parvenir à un résultat correct. La méthode est pourtant très simple.

            Il faut commencer par choisir un poil d’une épaisseur correspondant au diamètre du trou de l’olivette et d’un coup de ciseaux, le couper en biseau afin de faciliter sa pénétration. Fixer la bobine, enfiler le flotteur et ensuite l’olivette sur la ligne.

            Enrouler l’extrémité du nylon autour de la main gauche en prenant soin de libérer le pouce et l’index qui eux vont servir à maintenir et ensuite à pousser l’olivette. De la main droite, engager le poil dans le trou du dessus de l’olivette et le maintenir bien dans l’axe avec le nylon. Il ne reste plus qu’à pousser doucement mais fermement l’olivette (et surtout pas le poil !) jusqu’à l’obtention d’un coulissement dur.

            Finalement, le poil sera coupé à ras en dessous et 2 mm au-dessus afin de permettre son extraction lors du démontage de la ligne. L’olivette qui est parfaitement centrée, peut coulisser sans blesser le fil et ne bougera pas même lors d’un ferrage appuyé.

 

Les plombs sphériques

            Ici aussi, il suffit de regarder les lignes utilisées par les pêcheurs pour se rendre compte qu’ils emploient des bons flotteurs, du bon fil, des bons hameçons mais qu’ils ne se soucient guère des plombs.         Il en résulte une plombée difforme pas très conseillée pour une présentation correcte de l’esche… qui, soit dit en passant, est quand même un paramètre essentiel dont il faut tenir compte pour décider un poisson à engamer sans réticence.

            Après avoir utilisé bon nombre de marques connues, j’en conclus qu’aucune marque ne donne entière satisfaction en ce qui concerne le centrage et la profondeur de la fente de tous ses plombs.

            Il faut donc faire avec ce qui existe actuellement sur le marché mais avant tout, il faut éviter de faire des économies de bouts de chandelles et écarter par un contrôle visuel tous les plombs mal centrés. A ce stade, le tri n’étant pas encore assez fin, vous devez continuer en utilisant le truc de la lame de cutter. Pour ce faire, vous devez procéder de la manière suivante.

            Préparez un nombre de plombs (de même diamètre !) supérieur aux besoins de la ligne et engager la lame dans la fente de ceux-ci en les alignant côte à côte. D’un mouvement longitudinal sur une surface dure, enfoncez-les légèrement afin qu’ils tiennent seuls.

            Les plombs forment alors un chapelet rectiligne qu’il est facile de contrôler en hauteur et en épaisseur. La moindre cendrée non alignée doit être enlevée.

            Ce qui reste sur la lame est parfait et peut servir à lester votre ligne.

            Essayez et quand vous verrez votre plombée parfaitement alignée, vous ne pourrez plus jamais faire autrement !

 

                                                                                                           André DOUMONT

 

Date de dernière mise à jour : 17/01/2016